La SVP de LALECS à la Médocaine

Les meilleurs souvenirs ne naissent t’ils pas dans les difficultés ?
C’est la question que se sont posés les copains de
Arrivés la veille à ARSAC, au cœur du Médoc, ils ont passé une première soirée animée et joyeuse autour d’une table où le menu avait quelque peu oublié les règles de la diététique sportive. Cela n’empêcha pas nos dix sept vététistes (la dix huitième du groupe, ayant choisi le rôle de reporter photographe) d’être le lendemain sur la ligne de départ de cette fameuse épreuve. Ils avaient fière allure dans leur maillot rouge siglés « ALECS Sendets 64 ». Ils étaient plein d’espoir malgré le ciel lourd de nuages gris. Ils partirent donc, enfilant les chemins au milieu des vignes, les sous bois aux bonnes odeurs, admirant ici un jeune cheval galopant dans son pacage, là un château portant le nom d’un cru célèbre, s’y arrêtant pour déguster quelques gorgées. Tout semblait aller pour le mieux et donner raison aux optimistes du matin. Hélas le ciel en avait décidé autrement. Au bout d’une heure, il se mit à distribuer une pluie abondante comme ce printemps sait si bien le faire. Enfilant les imperméables le groupe repartit de plus belle à l’assaut des châteaux célèbres par les vins qu’ils produisent. Au bout de quelques kilomètres, la pluie faisant son effet, les chemins devinrent vite des bourbiers et les passages difficiles des obstacles gigantesques. Ils continuaient quand même, glissant, chutant dans la boue, s’entraidant, se relevant, pestant un instant pour s’esclaffer l’instant d’après. Au bout de deux heures de ce régime, à la faveur d’un arrêt dégustation, le groupe décida après un bref conciliabule de se couper en deux. Les costauds continueraient le grand parcours dans les marais, les autres rentreraient sagement par un chemin plus court et plus humain.
Ils se sont retrouvés au chaud, le soir et, mettant en application la sage maxime qui dit : Manger est bon pour la santé, ça fait digérer, ils se sont, autour d’une table, avec de grands éclats de rire, remémoré les exploits de la journée. Les passages de fossés et les différentes chutes eurent beaucoup de succès mais la palme fut remportée par le cri du cœur de Dany qui, embourbée dans une vigne, avait lancé à la cantonade « c’est décidé, je vends mon vélo et j’achète des aiguilles à tricoter ». Avant de se quitter, à une heure tardive, ils furent tous d’accord : Les meilleurs souvenirs naissent dans les difficultés !